Dossier

Talatala
Entretien avec les participants de l’exposition Talatala

par Gaëtan Faïk et Robin de SalleEnregistré sur vidéo le
25 septembre 2007 au
Centre Wallonie-Bruxelles
25-27 rue Marché aux Herbes
1000 Bruxelles)


M
erci d’être venu pour voir les travaux de ces jeunes et moins jeunes dessinateurs de BD. Depuis des années, ils se battent à Kinshasa pour faire connaître à la fois leurs propres travaux et ceux de leurs collègues restés sur place, tous ayant à coeur de démontrer leurs capacités graphiques dans un contexte économique qui leur offre peu de possibilités pour vivre d’un travail quotidien encore trop peu rémunérateur au Congo ….


D

ans un article publié en 1986, J.-P. Jacquemin écrivait exactement que la Bande Dessinée africaine : « n’est ni le désert ni la grande forêt. Une savane boisée, peutêtre, c’est-à-dire des bosquets d’inégale importance et quelques arbres vigoureux encombrés parfois de lianes parasites » . Explicitement il confirmait l’existence effective de la BD africaine. Aujourd’hui, elle est devenue une réalité, elle se vend et elle se lit. Elle existe sous différents formats, à savoir : vignettes dans un quotidien, planches dans un magazine, album complet ou de compilation. Elle est publiée en français ou en langues locales, et elle couvre différents genres, à savoir les contes et récits oraux, la BD biographique, didactique, comique, historique, religieuse (biblique, biographique et hagiographique).